Ils brûlaient les églises et les couvents, les cadastres, les titres de propriété, les archives judiciaires et notariales. Les Cortès déposèrent le Président de la République Alcala-Zamora, et le remplacèrent par Azaña, le représentant de l'aile anti-cléricale des républicains bourgeois, qui fut élu avec les voix du Parti Socialiste et du Parti Communiste, et même la voix de l'unique député du POUM. De nouvelles élections furent fixées au 16 février 1936. Non seulement parce que les représentants des partis ouvriers y étaient en majorité, mais avant tout parce que son programme était un programme révolutionnaire, dont la réalisation devait avoir comme conséquence de faire avancer la révolution. Une évolution politique s'amorça aussi chez les anarchistes, vers un abandon de leur anti-politisme. En pleine révolution prolétarienne, le POUM proposait un programme démocratique bourgeois bien en retard sur l'activité même des masses en lutte. Tous ceux qui étaient visés étaient accusés d'être vendus à Franco. Un manifeste signé de la CNT fut distribué le 4 mai sur les barricades : « Déposez les armes ; embrassez-vous comme des frères ! Face à l'impuissance du gouvernement Giral, le 4 septembre, le Parti Socialiste se décida à assumer les responsabilités gouvernementales et Largo Caballero, le dirigeant de l'aile gauche et de l'UGT, prit la tête du gouvernement. Bien qu'officiellement dissous dès octobre, les comités étaient manifestement encore là ! Il n'y avait pas d'autre alternative au fascisme que la révolution ouvrière. C'est aussi à cette occasion que les premières Brigades Internationales, formées de volontaires de tous les pays, furent officiellement constituées. Et partout, ils prirent leur propre sort en main. 1556-1598: Philippe II. Mais, inquiets au dernier moment, ils appelèrent la veille à la grève générale. Quant à la loi sur les associations, spécialement concoctée par Largo Caballero, elle obligeait tout simplement les syndicats, partis, associations à fournir à la police les noms et les adresses de tous leurs membres. Roi d espagne 1937. La fin de la révolution ouvrière rapprochait le triomphe de Franco. La Généralité resterait à son poste avec le président Companys à sa tête et les forces populaires s'organiseraient en milices pour continuer la lutte pour la libération de l'Espagne. L'enseignement devait être laïque. By webmaster | Published 21 juillet 2018 | Full size is 191 × 287 pixels Les nouveaux dirigeants qualifiaient la révolution de « glorieuse, non sanglante, pacifique et harmonieuse » . Trotsky écrivait alors (le 24 janvier 1931) : « la chaîne du capitalisme risque de nouveau de se rompre à son maillon le plus faible : c'est le tour de l'Espagne. EMBED (for wordpress.com hosted blogs and archive.org item tags) Want more? Durée: 00:39 L'enthousiasme fut indescriptible » . Le général Franco fut chargé de reconquérir la province. Les masses auraient ainsi été peut-être en meilleure position pour écraser le coup d'État militaire, si tant est qu'il ait même eu lieu. 1665-1700: Charles II. Celle-ci, incapable d'exercer effectivement le pouvoir, règne sous la régence de son père, de son mari puis de son fils jusqu'à sa mort en 1555. L'ancien code militaire fut remis en vigueur... en attendant qu'on en rédige un nouveau ! Impossible de faire la guerre sans désirer la victoire. A Barcelone, la capitale de la Catalogne, les ouvriers avaient commencé à s'emparer d'armes dès le 17 juillet, sur les navires de guerre du port, sur les gardiens d'immeubles de la ville, dans les maisons des phalangistes, dans les armureries, et même dans quelques dépôts gouvernementaux grâce à la complicité de quelques gardes d'assaut. Un seul courant représentait la filiation avec la tradition bolchevique au début des années trente, celui de la Gauche Communiste, animé par Andrès Nin, et lié à l'Opposition de Gauche Internationale de Trotsky. Franco lançait sur les ondes un appel au soulèvement qui commença immédiatement en Espagne. 1759-1788: Charles III. Elle ne fut pourtant pas obéie. « Vers huit heures et demie du matin » , raconte Manuel Grossi, militant de la Gauche Communiste qui en fut l'un des dirigeants, « une foule d'environ deux mille personnes se rassembla devant la mairie de Mieres, déjà occupée par les ouvriers insurgés. Pour la première fois, elle n'appela pas à l'abstention, sous prétexte de ne pas empêcher l'amnistie des prisonniers de 1934, mais comme elle ne proposa pas de candidatures ouvrières avec un autre programme, elle laissa les travailleurs voter pour les candidats du Front populaire. L'Espagne de 1930 était une monarchie d'environ 24 millions d'habitants, pauvre et sous-développée qui gardait de nombreux traits féodaux. Sur le plan militaire, on avait maintenant le commandement unique, aux mains d'officiers dont beaucoup n'attendaient que l'opportunité de passer du côté de Franco. Enfin la Gauche Communiste, qui comptait maintenant quelque 3 000 militants, se priva d'une opportunité considérable. Le pouvoir, les anarchistes y participèrent tout de même, à leur corps défendant, à travers le Comité Central des Milices car, comme le dit Santillan, « Le gouvernement de la Généralité continuait à exister et méritait notre respect mais le peuple n'obéissait plus qu'au pouvoir qui s'était constitué grâce à la victoire et à la révolution ». La politique d'alliance électorale des partis ouvriers et des partis bourgeois « de gauche » finit immanquablement par favoriser la droite elle-même et l'extrême-droite. Le Vagabond roi (The Vagabond King) est un film am Le Roi des vagabonds (The Vagabond King) est un film am. Avec des chefs élus, plus de grades ni de privilèges, une totale égalité de solde, une vie politique intense en leur sein, ces unités révolutionnaires aidèrent à propager la révolution dans les campagnes aragonaises qu'elles traversaient. Les comités se multiplièrent à nouveau. Les terres occupées temporairement durent être évacuées. Contexte historique. Une crise dramatique frappait les campagnes où les paysans mouraient de faim. Create lists, bibliographies and reviews: or Search WorldCat. Tout plutôt que d'armer les travailleurs. La répression frappant ses dirigeants - qui étaient en prison - en avait fait des héros. Le Parti Socialiste et l'UGT, comme le Parti Communiste, s'en tenaient à leur perspective de rétablir la république bourgeoise dans son autorité et continuaient à accepter les ordres du gouvernement. Mais en tant que représentant de la bourgeoisie espagnole, le gouvernement Negrin était appelé à laisser la place puisque cette dernière avait choisi Franco. La politique des différentes organisations de la classe ouvrière à chaque étape constitue encore aujourd'hui une leçon tragique qu'il faut connaître et comprendre. Il préférait la défaite à la mobilisation ouvrière. L'objectif ensuite, c'était l'attaque des postes de la garde civile, des mairies, et des autres édifices clefs des villes et des villages de la province. Il assurait le ravitaillement et organisait des milices armées. Amazon.ae: Histoire d'Espagne, Jusqu' Nos Jours: Roy-J: Hachette Livre - BNF Il finit par enrôler et armer au fil des mois plus de forces de répression qu'il n'en existait avant le 19 juillet sur l'ensemble du territoire. La censure fut maintenue. La République des républicains et des socialistes (1931-1933), La république contre les aspirations des masses, Répression contre les ouvriers et les paysans, complaisance pour les monarchistes, La république réactionnaire : les deux années noires (1934-1935). L'union dynastique donne en revanche aux deux couronnes une puissance croissante et un dynamisme sur le plan international. C'est que la bourgeoisie française avait au moins aussi peur de la révolution. Ils ne réussissaient toutefois pas encore à les faire appliquer. » L'organe du POUM répondait aux critiques de Trotsky : « (...)il s'agissait d'un gouvernement révolutionnaire et (...) le devoir du POUM était d'y participer. Le programme avec lequel le Front populaire aborda ces élections avait été signé par deux partis bourgeois, la Gauche républicaine d'Azaña et l'Union républicaine de Martinez Barrio, ainsi que le Parti Communiste, le Parti Socialiste, les Jeunesses Socialistes, l'UGT, et... le POUM qui argua de l'amnistie promise et du fait que la loi électorale ne lui permettrait pas d'avoir des députés s'il se présentait seul. Dans la lutte pour la restauration de l'État bourgeois, le Parti Communiste finit par jouer un rôle de premier plan. Le Comité Central des Milices fut dissous et ses commissions rattachées à leurs homologues de la Généralité. Mais c'est autour de lui qu'allait peu à peu se reconstituer l'appareil d'État de la bourgeoisie, avec l'aide de la CNT. Quina pena tenir un document acreditatiu d’un estat en que mana aquesta màfia honorable i glamurosa amb el consentit silenci d’una classe política infecte. Les quatre ministres de la CNT arrivaient à point nommé pour cautionner la fuite du gouvernement à Valence. Lorsqu'ils arrivèrent à Barcelone, le 6 mai, la direction de la CNT donna et répéta comme seule consigne aux ouvriers d'abandonner les barricades et de rentrer chez eux. Or dans ce Comité qui était un organisme non élu par les comités, un cartel d'organisations, la CNT s'était mise en minorité en offrant aux représentants de la bourgeoisie 4 sièges sur 15, et autant de sièges à l'UGT ou au parti de Companys qu'à elle-même. Faute de cela, c'est le vieil État bourgeois qui a repris les choses en main, au nom de l'efficacité économique, au nom de l'efficacité militaire, et qui finalement brisa la révolution. Et la Généralité disait non, parce que ces collectivités n'étaient pas contrôlées par nous » . Ces propos étaient accueillis avec enthousiasme par les travailleurs des villes comme des campagnes. Et pourtant seul l'établissement d'un véritable pouvoir révolutionnaire prolétarien aurait pu vaincre les armées de Franco, non seulement par l'enthousiasme et l'énergie qu'il aurait suscitées dans le camp de la révolution mais surtout parce que, face à la supériorité militaire de Franco, il aurait pu seul utiliser des armes révolutionnaires pour le vaincre. Mais le 18 au soir, Radio-Madrid annonçait que la rébellion était matée partout, même à Séville ! N'osant utiliser la garde civile trop haïe, le gouvernement décréta la loi martiale, envoya l'armée au secours des prêtres et s'empressa de créer une nouvelle force de police : les gardes d'assaut. Liste des souverains de la couronne de Castille, roi de Castille, de León, de Galice et d'Aragon, reine de Castille, de León, de Galice et d'Aragon, roi consort de Castille, de León et de Galice, Liste des titres et honneurs de la Couronne espagnole, Tableau chronologique des royaumes de la péninsule Ibérique, Liste des conjoints des souverains espagnols, Liste des anciens monarques encore vivants, Comtes de Pallars, Pallars Jussà et Pallars Sobirà, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Liste_des_rois_et_reines_d%27Espagne&oldid=176992323, Liste en rapport avec l'histoire d'Espagne, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence, Ferdinand II d'Aragon est roi de Castille et León de, Elle fut reine de Castille (1504–1555), et reine d'Aragon (1516–1555), unissant définitivement sous un même sceptre toutes les Espagnes à partir du. Ce qui est le plus long interrègne de l'Espagne, de 1931 à 1975, à partir de 1949, Franco décrète que l'Espagne est sous sa régence en l'attente de la Restauration, survenue à la mort du Généralissime. Ainsi, il y eut par exemple des rois des Asturies nommés Alphonse Ier, Alphonse II et Alphonse III, puis des rois de León et Galice nommés Alphonse IV et Alphonse V, puis des rois de Castille nommés Alphonse VI, Alphonse VII et Alphonse VIII, puis un roi de León redevenu indépendant Alphonse IX, puis des rois de Castille nommés Alphonse X et Alphonse XI. Ils acceptèrent la direction de la Santé, du Ravitaillement et de l'Economie. 1598-1621: Philippe III. La classe ouvrière madrilène pouvait tenter d'achever ce qu'elle avait commencé en juillet, en formant un véritable gouvernement ouvrier, une commune de Madrid. Mais, dans des périodes de luttes de classes aiguës, elle est carrément criminelle car elle mène à l'écrasement de la classe ouvrière. Le général Berenguer, à qui Alphonse XIII avait demandé de former le nouveau gouvernement, dit plus tard avoir pris le pouvoir au moment où l'Espagne était comme « une bouteille de champagne dont le bouchon était sur le point de sauter » . En fait le Parti Communiste bénéficia à la fois de son image de parti de l'ordre, défenseur de la propriété au sein des couches moyennes et petites bourgeoises et de son image de parti lié à l'URSS, au pays de la Révolution d'Octobre, qui seul aidait la révolution espagnole. L'année précédente, le général Miguel Primo de Rivera, désavoué par les commandants des régions militaires, s'est retiré et a quitté le pays. Les ministres anarchistes Garcia Oliver et Federica Montseny se précipitèrent par avion depuis Valence et donnèrent à la radio l'ordre de cesser le feu et d'arrêter cette « guerre fratricide ». Galvanisée par les succès héroïques remportés par la classe ouvrière de Barcelone, la population ouvrière se lança le 20 juillet à l'assaut de la caserne pour récupérer les culasses. Ces deux courants se partageaient l'influence sur le mouvement ouvrier. Trotsky résuma ainsi leur faillite : « L'anarchisme, qui ne voulait être qu'antipolitique, s'est trouvé en fait anti-révolutionnaire et, dans les moments les plus critiques, contre-révolutionnaire » . Mais cette situation offrait une nouvelle opportunité révolutionnaire. Le POUM se limita à être le parti le plus à gauche du Front populaire, à gauche de la gauche en quelque sorte. Tout l'été 1937 fut marqué par la terreur contre les militants révolutionnaires, terreur qui continua jusqu'à la fin de la guerre. Après le départ de Primo de Rivera, le roi Alphonse XIII charge un autre général, Berenguer, de liquider la dictature et de revenir à la constitution telle qu’elle fonctionnait jusqu’en 1923. N'y parvenant pas, ils se mettaient à leur remorque. Et lorsque cette constitution fut adoptée en décembre 1931, rien n'avait encore été fait en matière de réforme agraire. A partir de mai, le pouvoir contre-révolutionnaire passa ouvertement à l'offensive, désarma les milices, y compris à Barcelone, dissout effectivement les comités, détruisit tous les embryons de pouvoir que la révolution avait mis en place. Le gouvernement français de Front populaire de Léon Blum, appelé à la rescousse par le gouvernement espagnol, autorisa bien l'envoi de quelques armes. Mais dès le 25 juillet, devant les protestations de la droite et les remontrances de l'Angleterre, Blum refusa de fournir tout matériel militaire à la république espagnole, malgré la crainte de voir une Espagne fasciste à ses portes. Les monarques espagnols sont proclamés et non couronnés. Le gouvernement provisoire fut confié à Alcala-Zamora, un politicien catholique de la monarchie, républicain de fraîche date. Des millions de paysans attendaient impatiemment la terre. Et c'étaient les milices des organisations ouvrières qui montaient au front. Il fit diffuser le communiqué suivant : « Une nouvelle tentative insurrectionnelle a échoué (...) personne, absolument personne ne s'est joint dans la péninsule à cette entreprise absurde... » Et le lendemain : « on peut affirmer que l'action du gouvernement suffira pour obtenir le retour à la normale. Exactement comme dans le reste de l'Espagne où les partis socialiste et communiste s'employèrent consciemment dès le début à cette tâche. Les républicains avaient fait inscrire qu'ils n'acceptaient pas « le principe de la nationalisation des terres ni leur remise gratuite aux paysans ». Le Parti Socialiste parle de révolution... Les travailleurs prennent le Parti Socialiste au mot, L'évolution de la politique des organisations ouvrières : vers le Front populaire, La politique du Front populaire face à la montée révolutionnaire (de février à juillet 1936), Le gouvernement impuissant face à l'armée, Juillet 1936 : le soulèvement militaire déclenche la révolution, Le gouvernement a plus peur des ouvriers que des putschistes, L'insurrection ouvrière met en échec le putsch, Révolution prolétarienne et double pouvoir, ... et l'impuissance du vieil appareil d'État, Le Parti Socialiste et le Parti Communiste au service du gouvernement, Le POUM en retard sur les possibilités révolutionnaires, Parachever la révolution, une nécessité vitale, Les partis ouvriers au gouvernement pour reprendre le pouvoir aux travailleurs, Largo Caballero reconstruit l'appareil d'État. Cet article donne la liste des rois et reines d'Espagne, anciennement des rois des Espagnes, à partir de l'union dynastique des couronnes de Castille et d'Aragon en 1479. Le soir, le gouvernement se rendit maître de la situation. Les villes minières furent réduites par les bombardements, l'artillerie et, pour finir, dans des combats corps à corps. Le gouvernement central n'avait aucun moyen d'imposer sa volonté. Les premiers arrivés lancèrent par les fenêtres les armes à la foule. La CNT et le POUM signèrent ce décret et bien d'autres... -Andrès Nin dut convaincre le comité de Lérida d'accepter de se transformer en un conseil municipal semblable aux autres, c'est-à-dire que le POUM y ait la portion congrue et que les partis bourgeois y soient représentés ! En 1930, l'armée était profondément marquée par la guerre coloniale que l'Espagne avait menée pour la conquête du Maroc de 1912 à 1926. Il y eut une grève générale à Barcelone. L'armée elle-même, quand elle n'était pas passée aux insurgés, s'était dissoute. Quelques jours auparavant seulement, le gouvernement avait été remanié pour faire entrer 4 ministres de la CNT. Ils réquisitionnaient les maisons des riches, les hôtels de luxe et les restaurants transformés en cantines du peuple. Le gouverneur de Séville se rendit, avec les gardes d'assaut. Les socialistes, sans participer au gouvernement, soutenaient celui-ci. Les journaux révolutionnaires furent interdits, la censure de plus en plus pesante, les organisations révolutionnaires mises hors la loi, leurs locaux saccagés et fermés. Join Facebook to connect with D'espagne Roi and others you may know. Au lieu de l'insurrection annoncée, ils appelèrent à une « grève générale pacifique ». Durruti vint lui aussi à la rescousse avec une colonne de 4 000 combattants venus d'Aragon et lui-même fut tué dans les combats. La république fut proclamée le 14 avril 1931 après la victoire des forces de gauche aux élections municipales, comme résultat de la défaillance de la dictature de Miguel Primo de Rivera et la crise politique dans la monarchie du roi Alphonse XIII d'Espagne qui s'en … A Barcelone toute une industrie militaire fut spontanément improvisée pour faire face aux besoins les plus urgents. En Catalogne aussi un nouveau gouvernement provincial fut mis sur pied. Mais le Comité républicain-socialiste ne donna pas l'ordre de grève à Madrid. Elle appelait à la levée de 100 000 volontaires pour redresser la situation militaire. Ferdinand, en revanche, désigne son petit-fils Charles comme héritier. Les partis communistes devaient désormais montrer qu'ils étaient un facteur d'ordre et de stabilité pour leur bourgeoisie nationale. Les princes sont reconnus comme héritiers par les Cortes Generales, il n'y a donc aucun doute possible sur l'héritier de la couronne. Ils ne se battaient pas pour le retour au statu quo antérieur, pour cette république bourgeoise et réactionnaire qui avait refusé de satisfaire leurs aspirations. La renonciation ayant généralement lieu avant l'accession au trône, le lignage dynastique suivra alors l'ordre établi. Gil Robles ne put réunir que 10 000 personnes : un fiasco. Tout l'ancien appareil d'État resta en place : les fonctionnaires, les juges, les militaires. Mais surtout, les ouvriers, les paysans, qui seuls avaient eu la force et le courage de vaincre le soulèvement militaire quand ils se dressèrent pour un monde meilleur, n'avaient plus confiance ni dans leurs officiers, ni dans ce que la victoire militaire pourrait bien leur apporter. Le gouvernement recommença à remplir les prisons. Largo Caballero remit sur pied un état-major, rappela tous les officiers qui passaient pour républicains et tenta d'imposer la militarisation des milices combattantes, qui devaient s'intégrer dans l'armée. Devant la menace de voir arriver au pouvoir la droite anti-parlementaire, avec le parti de Gil Robles, une fraction des dirigeants socialistes et en particulier Largo Caballero, l'ancien ministre du travail, se mit à utiliser un vocabulaire de plus en plus radical. Quand le gouvernement se rendit compte que, contrairement à toute attente, Madrid ne tombait pas, il se préoccupa de reprendre en main la capitale, toujours avec l'aide active du Parti Communiste et du Parti Socialiste et la complicité des anarchistes. Il avait les mains plus libres pour apparaître, plus encore que la droite du Parti Socialiste, comme le parti de la loi et l'ordre. Les dirigeants anarchistes trahirent eux aussi les travailleurs qui leur faisaient confiance et leurs propres militants en acceptant de collaborer avec la réaction bourgeoise. C'est donc en Catalogne que le sort de la révolution se joua. Elle s'accommodait fort bien de la monarchie, en l'occurrence d'Alphonse XIII qui était monté sur le trône en 1902. La résistance au soulèvement militaire n'était donc venue que des masses populaires. This advert is located in and around London, FRANCE. Ils épuisèrent leurs disponibilités en liquide et quand ils allèrent à la banque on leur disait que non, qu'ils avaient besoin d'une autorisation spéciale de la Généralité.