Les troupes anglaises commettent un certain nombre d'exactions pendant la période et rançonnent les villes autour de leurs places fortes de façon à pouvoir entretenir leurs troupes[179]. La bourgeoisie parvient à occuper dès 1789 la majeure partie des nouveaux postes et fonctions, mais pour leur part, les paysans n'ont pas réussi à obtenir la fin du domaine congéable et les conditions économiques s'aggravent en cette période de troubles[323]. Broché Actuellement indisponible. Sur le plan démographique, la Bretagne se singularise du reste de la France. L'université de Nantes est amputée en 1735 de sa faculté de droit qui est transférée à Rennes afin d'être plus proche du Parlement de Bretagne[305]. Lors de la victoire du Cartel des gauches aux législatives de 1924, la région donne 45 % des voix et 60 % des sièges à la droite, en raison de la question de la laïcité et de l'enseignement scolaire qui renforce l'opposition catholique encore forte en Bretagne[444]. Les traces les plus anciennes d'habitat se situent à Saint-Colomban à Carnac et prennent la forme de campements aménagés dans des abris naturels dus à l'érosion de falaise, en bordure de côte. La production culturelle connaît une progression notable, sous l'influence de la renaissance carolingienne mais aussi en lien avec l'île de Bretagne et l'Irlande[112]. La province est dissoute en 1790 et son territoire réparti entre les cinq départements des Côtes-du-Nord, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, de la Loire-inférieure et du Morbihan. La population évolue plus faiblement au XVIIIe siècle, connaissant une hausse de 10 % entre 1680-1690 et 1789 contre 30 % pour la population française dans le même temps. La conversion d'Henri IV au catholicisme, puis la signature de l'Édit de Nantes en 1598, permettent de rasseoir le pouvoir royal sur la province[249]. Erispoë, hans søn, bliver bretonernes konge. Des estimations faites à partir de sources d'époque indiquent une population se situant entre 150 000 et 300 000 habitants[32]. Son industrie textile doit cependant composer avec les guerres et la perte consécutive de son débouché anglais. Politiquement, la fin de l'indépendance empêche les Bretons d'envoyer des ambassadeurs à l'étranger pour défendre leurs intérêts, et la politique française tournée vers la guerre est un frein au commerce[254]. GeneaNet se réserve le droit de supprimer tout avis déplacé ou à caractère diffamatoire. Avant-propos de Yannick Bourdoiseau. La montée du républicanisme dans les années 1870 se fait par les villes, grandes et moyennes, au détriment des éléments les plus radicaux[399]. Nominoë est bien-sur et avant tout le premier roi de Bretagne, le „pere de la patrie”, comme l’appellent les bretons, celui qui a unifie la Bretagne, a vaincu Charles le Chauve, le roi de la Francie Occidentale, pendant la bataille de Ballon, en 845, obtenant ainsi la reconnaissance de l’independance de la Bretagne de la part des puissants guerriers francs. Les hommes délaissent la chasse pour la cueillette et les premiers essais de domestication apparaissent[10]. Cromlech de l'île d'Er Lannic en cercle. L'année suivante, Charles le Chauve perd les villes de Rennes et de Nantes au profit de Nominoë, mais celui-ci meurt subitement la même année[98]. Une seconde phase, de plus faible intensité, s'étend de 1345 à 1364. La situation de l'Empire romain d'Occident s'aggrave de nouveau à partir du milieu du IVe siècle. Enfin, le chemin de fer permet dans la dernière partie du XIXe siècle de développer un tourisme le long des côtes, d'abord pour les habitants aisés des villes de la région, puis à destination des Parisiens et des étrangers. Épisode 6, seconde partie : l’Armorique devient Bretagne. L'architecture gothique que l'on trouve à l'époque est influencée par des styles de différentes régions et certaines réalisations sont proches de ce que l'on peut rencontrer en Île-de-France, en Normandie (façade occidentale de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon), en Angleterre (nef de Saint-Mathieu à Plougonvelin), ou encore de style angevin (voûte de la cathédrale de Vannes). La progression s'accélère à partir de la dernière décennie du siècle : le mouvement passe de 55 syndicats pour 5 774 syndiqués en 1892 à 300 syndicats pour 36 330 syndiqués en 1908[409]. Les villes sont de taille modeste pour l'époque (14 000 habitants à Nantes, 13 000 à Rennes, 5 000 à Vannes, 4 000 à Fougères, Guérande et Morlaix)[188]. C'est parmi ces ecclésiastiques immigrés que s'est forgée plusieurs siècles plus tard la légende des Sept saints fondateurs de la Bretagne[77]. Le tourisme et les chemins de fer aident à véhiculer les stéréotypes de l'époque. Le froment est cultivé en majorité le long des côtes nord et sud, alors que le seigle, plus adapté aux sols pauvres, est cultivé dans l'intérieur des terres. Le réseau routier double sa longueur au XIXe siècle, notamment grâce aux politiques d'aménagement du territoire de la Monarchie de Juillet : création d'un réseau de routes stratégiques dans les zones touchées par les guerres vendéennes (dans le sud-est du département d'Ille-et-Vilaine et dans la Loire-Inférieure)[352] et amélioration des routes royales, notamment entre Rennes et Brest[353]. L'émigration en est la principale explication, les campagnes perdant 300 000 habitants lorsque les villes n'en récupèrent que 87 000. La CFDT progresse à l'époque sur la CGT, les secteurs d'activité délocalisés récemment dans la région étant moins contrôlés par l'appareil de cette dernière[526]. La province compte environ un prêtre pour cent cinquante habitants[270], mais le haut clergé est caractérisé par son absentéisme. Son pendant maritime est aussi limité au XIVe siècle, mais connait une croissance par la suite. De l'art mobilier figuratif a été découvert dans le Rocher de l'Impératrice à Plougastel-Daoulas[9]. Elles s'expliquent par la médiocrité de l'alimentation, celle-ci restant déséquilibrée et peu fournie en viande fraîche, mais aussi par une absence d'hygiène généralisée dans les campagnes[381]. Dans le même temps, les cérémonies commémoratives du 11 novembre contribuent à rapprocher la Bretagne de la France, en instituant une commémoration commune, alors que le 14 juillet ne s'était jamais imposé parmi les paysans de Basse-Bretagne[443]. J.-C., témoignent par leurs similarités d'une unité de civilisation dans la péninsule[13]. Dans le domaine minier, les mines de plomb argentifère de Pontpéan et de Poullaouen assurent un sixième des besoins en plomb du pays et représentent 0.4 % de la production mondiale d'argent. Arrive avant Noël Il ne reste plus que 13 exemplaire(s) en stock. La question énergétique commence à apparaître. Le monde urbain se métamorphose sous l'action combinée des guerres maritimes que se livrent la France et l'Angleterre de 1688 à 1815, et des fortunes du commerce[300]. 76 actu. La langue bretonne devient la langue des dominants, même si l'extension à l'est fait qu'elle n'est parlée que par une minorité de la population. Un premier rapport ou « plan breton » est publié en 1953 et dégage l'équipement rural comme priorité. Comme dans le reste de l'Europe occupée, des phénomènes antagonistes de résistance et de collaboration se manifestent[486]. La région est en outre éloignée du front terrestre, ce qui fait d'elle un lieu propice à l'accueil des réfugiés comme des prisonniers. Un réseau de forts le long des deux rives de la Manche est construit, comme à Brest, pour se protéger des raids pictes, scots, frisons ou saxons (d'où le nom de Côte saxonne donné à ce dispositif) ; dans le même temps le réseau routier est réorganisé pour passer en retrait du littoral, passant au nord par Saint-Brieuc, Morlaix, Landerneau et Brest, et passant au sud par Nantes, Vannes, Quimperlé, Quimper et Châteaulin[67]. La culture de céréales comme le blé, le seigle, l'orge, le millet et l'avoine forment la production de base, à laquelle s'ajoute une culture de fruits et de légumes d'appoint, ainsi celles du lin et du chanvre. A Romanesque cathedral was then built. Au début des années … Conan IV de Bretagne, qui a hérité du duché par Conan III, est contraint par Henri II Plantagenêt de marier sa fille Constance au fils du souverain Plantagenêt Geoffroy[161]. La menace scandinave est pour l'heure jugulée, soit militairement, soit par une série d'accords[125]. Az 5-6. században Délnyugat-Britanniából keresztény bretonok települtek át a területre. Ainsi entre 1581 et 1590, l'hôtel de la Monnaie de Rennes est le premier de France, loin devant celui de Paris. Les grands monastères de l'époque (Landévennec, Léhon, Alet, Redon) produisent des hagiographies, mais aussi des livres liturgiques, avec des enluminures dans un style propre aux usages celtiques[114]. La pêche est pratiquée au filet ou à l'hameçon[111], mais aussi dans des pêcheries le long des rivières[108]. Selon ce préhistorien, l'Armorique est une péninsule excentrée par rapport au continent européen, aussi est-elle restée à l'écart des grandes migrations celtiques. L'aristocratie est aussi à l'origine de soulèvements dans la région : le comte de Puisaye parvient à structurer les restes de la chouannerie de 1793 et se rend à Londres en septembre 1794 pour obtenir des soutiens à l'organisation d'un débarquement anglais en Bretagne pour y créer un nouveau front. Ils sont souvent mariés, cette charge pouvant même se transmettre au sein d'une même famille[117]. L'enrichissement des juloded permet par ailleurs la construction de nombreuses églises richement décorées et d'enclos paroissiaux, particulièrement en basse-Bretagne[261]. La question de la place de la langue bretonne et des traditions de la région devient l'élément central d'un mouvement politique breton qui commence à émerger à la même époque. Le duché représente alors une région stratégique dans les premières années de la Guerre de Cent Ans. Le monde rural reste pour sa part dominé par les pouvoirs seigneuriaux. Lors des législatives de 1936 qui portent le Front populaire au pouvoir, la progression des socialistes se fait au détriment des radicaux et la gauche sort affaiblie et minoritaire de ce scrutin de 1936[447]. L'élevage des chevaux de trait profite du développement du chemin de fer, notamment à Landivisiau[370]. Après une période de forte croissance économique et démographique aux XVIe et XVIIe siècles grâce à la paix retrouvée, la Bretagne connaît des temps plus troublés de la fin du XVIIe siècle à la Révolution française en 1789. Issue de celle-ci, une bourgeoisie de plus en plus nombreuse et instruite s'oppose à la noblesse dans un processus qui va aller en grandissant jusqu'à la Révolution française[312]. Plusieurs révoltes continuent d'éclater les années suivantes. L'époque mésolithique couvre dans la région une période allant de 10 000 ans av. Cependant cette première vague commence à s'essouffler à partir de 1977[521]. Après la guerre, les monuments aux morts de la région se singularisent de ceux du reste de la France, les statues mettant davantage l'accent sur la désolation et le recueillement et faisant davantage figurer des paysans en costume de travail ou des femmes en habits de deuil, plutôt que le caractère héroïque des poilus[442]. Le camp des Montfort obtient le soutien du roi Édouard III d'Angleterre, alors que celui des Penthièvre obtient celui du roi Philippe VI de France[171], les deux rois étant en conflit ouvert depuis 1337[172]. Son remariage avec le nouveau roi de France Louis XII intervient en 1499, mais cette fois les clauses du mariage préservent l'indépendance du duché[237]. Après la victoire des Montagnards le 2 juin, ceci débouche sur une insurrection fédéraliste. La Charte culturelle bretonne est signée le 4 octobre 1977[519]. Des camps d'internement sont ouverts à Guérande, Pontmain ou à l'Île Longue. La plupart des grands ports sont durement touchés : l'abolition du monopole de la Compagnie des Indes réduit les activités de Lorient[340], l'abolition de l'esclavage pendant la période révolutionnaire ainsi que les difficultés de commercer avec les Antilles touchent Nantes[341], alors que Saint-Malo se relance dans la guerre de course qui, en dépit des succès de Surcouf, n'apporte qu'un succès mitigé. La mort de Louis XIV en 1715 entraine le début d'une ère de reconquête de pouvoir du côté breton[285]. En 1881, suivent dans la voie de la construction en fer les Ateliers et Chantiers de la Loire et les Chantiers de l'Atlantique créés avec des capitaux nantais. L’Armorique devient Bretagne. Patro de la Lando.. Sur bretonaj ĉartaroj, Nominoe estis nomata malregule laŭ pluraj titoloj ekde Februaro 833 ĝis sia morto: Nominoe magistro in Britanniam ("Nominoe, mastro en Bretonio"); … Le Néolithique qui s'étend de 5 000 av. La forme du fest-noz voit le jour après-guerre sous l'impulsion de Loeiz Roparz. Le succès de ces mesures défensives dure jusqu'à 360, ce qui permet une fragile renaissance des villes, ainsi que la reprise des échanges commerciaux[68]. La littérature de langue bretonne est, elle, favorisée par l'édition de la revue Gwalarn à partir de 1925[479]. Poitou-Charente. Cependant, ces connexions se font en priorité pour desservir les arsenaux (Brest, Lorient, Indret) et pour connecter la région à Paris dans une optique de centralisation. Ceci s'explique par une reconfiguration des axes commerciaux consécutifs à la chute des empires hittites et mycéniens, et à l'émergence des cités grecques et étrusques, ainsi que de la civilisation de Hallstatt : de la Manche et de l'Océan Atlantique, les courants économiques se réorientent vers l'Europe orientale et méridionale. Les alliés anglais des Montfort doivent à cette époque limiter leurs dépenses militaires[176], alors que la plus grosse partie des affrontements contre les Français ont lieu sur d'autres fronts[178]. Cette organisation permet à certains d'accéder à de hautes charges au sein de l'empire, et sur cette période au moins deux Armoricains accèdent à un rang important au sein de l'Assemblée des Trois Gaules[56]. L'opposition reste cependant divisée[252]. Histoire secrète (et controversée) des Bretons. En 843 les troupes de Renaud s'en prennent à celles de Nominoë lors de la Bataille de Messac ; ce dernier se considère alors comme délié de son engagement de fidélité[95]. D'une carrière de Plussulien sort à cette époque jusqu'à 5 000 haches de dolérite par an, ce qui représente 40 % des haches de la péninsule armoricaine. Nominoë promu comte de Vannes puis «duc pour la Bretagne entière» Nominoë semble avoir commencé sa carrière peu après la mort de Murman, le premier roi proclamé tel par ses pairs de Bretagne, tué en 818 à la bataille de Menez Morvan contre les Francs. De l'autre côté de la Manche, les Bretons insulaires enregistrent une série de défaites face aux royaumes anglo-saxons. L'enseignement secondaire, réservé à une minorité majoritairement issue de la moyenne bourgeoisie, est dominé d'une part, par les jésuites qui, depuis le siècle précédent et jusqu'en 1763, gèrent trois collèges à Quimper, Vannes et Rennes, et d'autre part, par les oratoriens qui gèrent celui de Nantes[304]. Ils la nommèrent NOMINOË, du nom du père fondateur de la région. J.-C. Ce faciès très original du Paléolithique inférieur de la côte sud qui se distingue de l'Acheuléen par des critères techno-typologiques, géologiques et environnementaux, se nomme le Colombanien[3]. Le Second Empire connait un soutien limité qui se dégrade à partir du début des années 1860. Quoique privés de leurs droits féodaux qui leur aliénaient les paysans, les aristocrates retrouvent une certaine influence sur ceux-ci. Les relations commencent à se détériorer lors de la régence de Blanche de Castille, et Pierre de Dreux participe à quatre révoltes contre elle entre 1227 et 1234[165]. L'imposition du pouvoir carolingien passe aussi par une stratégie d'acculturation[89]. L'année 1532 voit l'aboutissement de ce processus d'intégration[242]. Plusieurs types d'industries coexistent. Une partie se situe sous le niveau des mers, témoignant d'une montée des eaux. Cet attrait pour la Bretagne est renforcé par la publication du Barzaz Breiz en 1838 par Théodore Hersart de La Villemarqué et du succès de ses rééditions lors de la décennie suivante[420]. En Bretagne, chaque camp fait appel à des alliés étrangers, espagnols pour les Catholiques qui s'installent à Brest, ou anglais pour les Protestants qui s'installent à Paimpol. Les dernières avancées sont obtenues en 1968 avec le plan d'automatisation du téléphone, un plan routier breton, un port en eau profonde à Roscoff et une raffinerie de pétrole à Brest[510]. L'influence française continue de pénétrer au sein du duché par d'autres biais. Culturellement, les élites se francisent progressivement et le moyen breton s'installe derrière une ligne qui joint Dinan à la Brière. Les campagnes continuent de concentrer l'essentiel de la population, et plus de 5 000 établissements ruraux sont recensés dans la région, mais avec une répartition inégale : dense autour de la Rance, de la baie de Saint-Brieuc et dans le Trégor et le Léon, mais presque absent des monts d'Arrée. En effet, la décision de la Convention, le 24 février, d'imposer la levée de 300 000 hommes par tirage au sort à l'échelle du pays est mal acceptée en Bretagne, d'autant plus que les fonctionnaires proches du pouvoir révolutionnaire en sont exemptés afin de ne pas perturber le fonctionnement de l'administration. Ces évolutions permettent de faire évoluer positivement certains secteurs économiques comme l'agriculture ou la pêche, voire sont à l'origine de la création de ceux-ci comme dans le cas du tourisme[350]. Touraine, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_de_la_Bretagne&oldid=177744655, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Portail:Histoire de Bretagne/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. La commune de Guerlesquin adopte en 1934 un vœu concernant l'enseignement du breton à l'école, rejointe par 24 autres communes la même année, puis 207 en février 1936 et 305 en 1938, soit près de la moitié des municipalités de Basse-Bretagne. La mortalité infantile est forte, ce qui n'empêche pas certains d'atteindre un âge assez élevé (traces de rhumatismes sur les squelettes), et la taille moyenne s'établit autour d'1,68 m pour les hommes, et d'1,56 m pour les femmes[106]. La tour Vauban construite à Camaret pour protéger la rade de Brest. Les connexions nord-sud ne sont pas améliorées et restent difficiles[350]. La neutralité bretonne permet d'assurer des débouchés partout en Europe et sa monnaie indépendante, résistant mieux aux difficultés monétaires, favorise elle aussi les échanges[198]. La lande connait une période d'extension jusqu'à la fin du XVe siècle avant de connaitre elle aussi un reflux du fait du développement des activités humaines. D'autres secteurs émergent à l'époque grâce à des évolutions technologiques. Les cinq départements créés n'ont plus de liens entre eux, bien que la cour d'appel de Rennes créée en 1800 reprenne le découpage de l'ancienne province. Attaquant souvent de nuit, les troupes bretonnes teignent en noir leurs habits et leurs boucliers, et les cavaliers font un usage intensif des armes de jet[88]. Il s'ensuit un cycle de jachères[356]. Une « deuxième vague bretonne » émerge à partir de 1992-1993, portée par l'Héritage des Celtes que publie Dan Ar Braz en 1993[541] et marquée par un métissage musical poussé. J.-C., le sous-sol riche en étain permet l'essor d'une industrie produisant des objets de bronze, ainsi que de circuits commerciaux d'exportation vers d'autres régions d'Europe. Dans le tertiaire, le tourisme connait un début de massification sur la côte. Les femmes disposent librement de leurs biens, qu'ils proviennent d'un héritage familial ou d'un don du mari[103]. Un premier affrontement a lieu le 13 février 1791 à Vannes entre paysans et révolutionnaires, ce qui cause une dizaine de morts parmi les paysans. Objectives . Une signalisation routière bilingue commence à se déployer dans les années 1980, le conseil général des Côtes-d'Armor en adoptant le principe en 1986, suivi par celui du Finistère en 1990[546]. La région rattrape son retard éducatif en devenant l'une des régions produisant le plus de diplômés de l'enseignement supérieur du pays et s'appuie au début des années 2000 sur un réseau de cinq universités, de huit IUT et de 34 grandes écoles. Les biens de l'Église sont aussi devenus la propriété de laïques et des restitutions s'opèrent principalement au XIe siècle et XIIe siècle, au bénéfice principalement des ordres réguliers[145]. Son apogée se situe autour de 1880, la Bretagne concentrant alors 132 des 160 usines de sardines françaises. L'Armorique et une partie du reste de la Gaule commencent au même moment à s'extraire du pouvoir romain et, devant alors assurer leurs défenses, font probablement appel à des tribus bretonnes venant de Bretagne insulaire, continuant ainsi le mouvement migratoire déjà enclenché. À l'exception de Saint-Malo, qui passe de 25 000 habitants à 15 000 entre 1690 et 1750, les autres villes voient leur population augmenter : Nantes compte entre 80 000 et 90 000 habitants en 1789, Rennes entre 40 000 et 45 000, Brest environ 40 000 et Lorient entre 20 000 et 25 000 habitants[299]. En 1986, le Conseil régional de Bretagne est devenu une collectivité territoriale à part entière. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, le pommier à cidre se popularise de plus en plus vers l'ouest de la Bretagne et le cidre tend à remplacer presque complètement les vins parmi les boissons paysannes. J'aime la Normandie. La monarchie bretonne connait une crise après l'assassinat de Salomon en 874. De par l'occupation allemande, l'usage de laissez-passer se généralise pour avoir accès à la zone côtière sur une largeur de 15 à 20 km, un couvre-feu est aussi instauré de 23 à 5 heures du matin, et l'utilisation des voitures et motos est soumise à autorisation. Les villes côtières sont davantage tournées vers le commerce, alors qu'à l'intérieur des terres, elles vivent de leurs foires et marchés[189]. Son objectif est de briser les résistances bretonnes dans la région, avec à la clef une conquête totale de la Bretagne en 799[85]. La région reste encore très boisée, principalement en Bretagne centre (Duault, Loudéac, Paimpont) et orientale (Fougères, Rennes, Châteaubriant, Sautron, Touffou), ce qui permet aux seigneurs de dégager des revenus et aux paysans d'avoir accès à des ressources complémentaires[184], mais un début de surexploitation commence à être sensible dès le milieu du XVe siècle. Quelques grandes villes s'imposent néanmoins à l'époque. Cette activité reprend modérément une fois la paix revenue en 1598, mais doit faire face à de nouvelles limitations. Saint Jacques de Montfort . Le long des côtes, ces routes terrestres passent par le premier gué qu'elles rencontrent sur les rivières, c'est ainsi que des villes comme Lannion, Morlaix, Quimper ou Vannes se développent grâce à leurs emplacements vis-à-vis de leurs rivières respectives. Get this from a library! À l'Est, Clisson est reconstruite sur un plan à l'italienne après avoir été ravagée par la chouannerie[346]. L'instauration du service militaire par tirage au sort à l'été 1792 cause de nombreux heurts dans les campagnes, comme à Fouesnant en juillet, et des troupes paysannes de plusieurs milliers d'hommes attaquent Lannion ou encore Pontrieux en septembre[328]. Le morcellement poussé des champs représente alors un handicap, alors que les perfectionnements techniques sont peu nombreux à l'époque (certains secteurs ne comptent qu'un nombre limité de charrues par village) ; le progrès le plus notable est alors la prolifération des moulins à vent près de Guérande ou de Bourgneuf et celle des moulins à marée dans le golfe du Morbihan et sur les côtes du Léon[194]. La viticulture est pratiquée autour du golfe du Morbihan, dans l'estuaire de la Rance, et dans les bassins rennais et nantais[108]. Des machtierns dirigent les paroisses[102] : cette fonction héréditaire touche aux domaines judiciaire[103] et fiscal, et porte aussi sur la gestion des terres inhabitées[104]. La libération de la région commence à partir de la percée d'Avranches du 31 juillet 1944, avec la IIIe armée américaine commandée par le général Patton. Faïence de Quimper à sujet « breton », produite à partir de 1878. La toute fin de la période ducale est marquée par l'arrivée précoce des premiers bâtiments renaissance, style choisi en 1522 pour la tour de l'église Notre-Dame de Croaz Batz à Roscoff[210]. Le clergé recrute essentiellement dans la moyenne et petite bourgeoisie, ainsi que dans la partie aisée de la paysannerie ; la noblesse ne fournit que 10 % de son effectif[311]. Aux centres déjà présents au début de l'époque viennent se rajouter des villes constituées autour d'un centre religieux (Redon, Quimperlé, Saint-Malo), ou autour d'un château (une quarantaine entre le Xe siècle et le XIIe siècle). En 1942 commence une utilisation plus massive de la région par les services secrets anglais et les premières livraisons d'armes commencent. La disparition de Wuiomarch coïncide, à quelques années près, avec l'ascension d'un chef breton qui va jouer un rôle considérable dans l'histoire de la Bretagne : Nominoë. Les parties ligneuses des ajoncs peuvent servir de bois de chauffe[366]. Les députés bretons du Tiers commencent à se réunir dès leur arrivée à Versailles, à la fin avril 1789, en un « club breton », afin de coordonner leurs actions et leur correspondance avec leur province. Contrairement à son prédécesseur Charles VIII, il ne procède à aucun changement institutionnel majeur en Bretagne[239], mais place peu à peu des hommes de confiance lors de vacances d'office. Troisième facteur, l'apport d'engrais phosphatés se développe à partir de 1850, d'abord lentement puis rapidement après 1880, aidé par la modernisation des modes de transport[365]. J.-C., la période du bronze final voit l'essor en Europe de la civilisation des champs d'urnes, qui substitue aux tumulus funéraires des incinérations en urnes[25], de laquelle est exclue la région. Ce type de construction va par la suite évoluer et présenter des variantes plus régionales[17]. Par ailleurs, les électeurs de la région votent sur cette période moins que dans le reste du pays pour le Parti communiste français ou pour le Front national, alors que l'extrême-gauche, les écologistes et les centristes y enregistrent des scores supérieurs à leurs moyennes nationales. Le sous-sol de la région étant riche en étain, élément entrant dans la fabrication du bronze, son extraction se développe en Bretagne, donnant lieu à la constitution vers 2400-2200 av. La végétation de steppes est remplacée par une végétation composée de bouleaux et de pins, puis de noisetiers, de chênes et d'ornes ; les grands mammifères laissent leur place à des animaux de taille plus faible comme des chevreuils ou des sangliers. Signe des évolutions politiques du duché, des fleurs de lys, emblème de la royauté française, apparaissent sur les bâtiments après le mariage d'Anne de Bretagne et de Louis XII en 1499[209]. Rue de Siam, arsenal, pont National, siam street, strasse von Siam,château, rues de brest, transbordeur, Middleton ,battle of Brest, libération de Brest, camp ados brestois plymouth août 1977, … La pêche connait une situation similaire, concentrant 40 % des emplois français dans ce secteur[552] et connaissant une période de crise allant de la fin des années 1980 au début des années 2000[553]. La Bretagne (culture et traditions) Lesson 3. La chute de l'Empire pendant la guerre de 1870 voit les Bretons participer activement à la constitution du nouveau gouvernement provisoire : le général Trochu de Belle-Île-en-Mer en est le président, Jules Simon de Lorient en est le ministre de l'instruction publique, le général Le Flô de Lesneven, le ministre de la Guerre et Alexandre Glais-Bizoin de Quintin est membre de la délégation de Tours. De cette époque datent plusieurs bornes milliaires portant son nom ou ceux de ses successeurs montrant l'allégeance de la région au régime dissident. À côté des livres religieux sont aussi imprimées des productions locales comme les Lunettes des princes en 1493, ou le Catholicon en 1499, premier dictionnaire trilingue du monde, mais aussi premier dictionnaire breton et français[204]. Pendant la période de domination de la maison de Rennes qui s'étend de 988 à 1066[154], la région est marquée par une période de luttes incessantes entre pouvoir ducal d'un côté et pouvoirs seigneuriaux de l'autre. La population bretonne croît d'environ un million d'habitants entre 1815 et 1914, ce qui permet à la région de rester autour de 8 % du total de la population française. C'est pour prévenir des incursions bretonnes que le royaume franc voisin met en place une marche de Bretagne incorporant le comté de Rennes et celui de Nantes. En trois-quarts de siècle, la Bretagne connait ainsi sept invasions plus ou moins poussées : en 753, 786, 799, 818, 822, 825, et 830, cette dernière restant à l'état de projet[83]. Les députés bretons, majoritairement légitimistes, s'opposent au coup d'État du 2 décembre 1851 (44 sur 59)[392], mais lors du plébiscite des 20 et 21 décembre 1851, comme lors des élections législatives du 19 février 1852, les Bretons votent en majorité pour le parti impérial, malgré des taux de participation bas, autour de 67 %. Des déboisements et défrichements à grande échelle à cette époque ont été mis en évidence par des analyses polliniques[31], le bois étant utilisé de façon intensive pour la construction, et les zones rendues cultivables ensemencées de seigle, de froment, et probablement de sarrasin. Les régions de Rennes et de Nantes sont régulièrement prises pour cible par des raids de ce roi[75]. Les grands ports sont pris pour cible par la RAF dès les premiers mois de l'occupation. Du 19 au 25 juin, des députés des communes des cinq départements se réunissent à Rennes et votent la levée de quelques troupes.